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La Kabbale, c'est d'abord une leçon de vie. Elle ne vise pas à ce que l'homme soit bon. Elle espère seulement qu'un jour, il puisse devenir meilleur.
Marc-Alain Ouaknin, Mystères de la Kabbale
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Étymologie
La Kabbale, qui s'écrit aussi cabale, cabbale ou qabale, vient de qabbalah, en hébreu. Sa racine QBL (Qof, Bèt, Lamèd) veut dire « recevoir » ou « accueillir ». Littéralement, il signifie « tradition » dans le sens de tradition ésotérique reçue, mais il veut dire aussi « réception » et « acceptation » ; la connaissance de soi permet l'ouverture et l'épanouissement de « réceptacles » favorisant la réception des énergies pures indispensables à l'évolution spirituelle de chacun. Le maître, celui qui sait, donne, et l'élève, celui qui questionne, reçoit. Le kabbaliste se perçoit comme l'élève. Traditionnellement, la Kabbale remonte à Moïse qui aurait reçu de Dieu des « grilles de décodage » pour déchiffrer les secrets de la Création.
Définition
La Kabbale est un terme général appliqué à un mouvement mystique juif qui plonge ses racines dans le judaïsme primitif et qui s'épanouit en Espagne et dans le sud de la France au XIIIe siècle, puis à Safad, en Palestine, au XVIe siècle.
La Kabbale tente d'adapter aux dogmes bibliques de la Création, à la gnose juive et à l'exégèse talmudiste les théories d'Aristote, de Pythagore et de Platon. Longtemps enseignée par quelques initiés à de petits groupes de disciples et faisant l'objet de traités nombreux mais rarement publiés, elle n'est pas un corps de doctrine homogène, mais un ensemble de théories et d'expériences souvent fort éloignées les unes des autres. La Kabbale, qui constitue la tradition mystique des Hébreux, est le fait d'hommes profondément religieux et de grands penseurs.
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