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Rabbi Siméon se mit à pleurer et dit : “Malheur à moi si je révèle ces mystères et malheur à moi si je ne les révèle pas”.
Zohar (III, 127b)
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Interprétation ésotérique
Les kabbalistes enseignent que le monde fini n'est pas une émanation de l'infini, mais qu'au contraire il est né d'une contraction de cet infini qui a libéré l'espace primordial dans lequel il se situe. Dans cet espace abandonné grouillent les puissances du mal, sous-produits de l'action des sefirot, et se débat l'âme du Messie, tourmentée par les démons, dont elle finira par triompher.
Le moyen de parvenir à la connaissance est l'interprétation de la grande révélation offerte par la Torah, qui n'a pas seulement un sens littéral. Elle possède aussi un sens allégorique, mais surtout un sens secret qu'il est possible de pénétrer par l'interprétation, la combinaison et la contemplation des lettres qui la composent et de leurs valeurs chiffrées. Cette contemplation des lettres est l'une des formes essentielles de la mystique kabbaliste ; elle aboutit à la perception du Grand Nom de Dieu et, par là, à la connaissance universelle. Cette interprétation ésotérique de la Torah conduit à donner aux commandements de la Loi une signification magique qui dépasse leur signification littérale. Elle justifie l'importance des commandements : le sens moral de toute action humaine se situe sur le plan de l'infini cosmique et influe sur l'équilibre des mondes.
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